Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) vient tout juste de prouver qu’un laser peut transférer un message sonore à un individu, sans passer par l’utilisation d’un quelconque récepteur. Cette technologie s’envisage dans des cas de transmissions de message à une seul personne en particulier, mêlée à un groupe étendu d’individu. Une telle découverte ne peut être qu’une une révolution considérable, notamment pour le monde de l’espionnage, ainsi que pour le développement des communications confidentielles.

Les deux solutions de diffusion laser mises au point par les spécialistes tirent profit de ce que l’on nomme l’effet photoacoustique, c’est-à-dire la formation d’ondes sonores à partir d’un matériau absorbant la lumière. Mentionné pour la première fois par Alexandre Graham Bell en 1880, ce phénomène fascine les chercheurs depuis les années 1970 à cause de ses multiples applications (biophysique, médecine). Dans le cas des recherches du MIT, le matériau utilisé était la vapeur professionnelle d’eau présente dans l’air.

Plus précisément, ils ont utilisé la vapeur d’eau contenue dans l’air pour ingérer la lumière et produire un son. L’une des nouvelles solutions de diffusion du son vient d’une technique appelée spectroscopie photoacoustique dynamique (DPAS), que les chercheurs ont précédemment codée pour la détection chimique. Lors de travaux antérieurs, ils ont découvert que le balayage d’un faisceau laser à la vitesse du son pouvait améliorer la détection des produits chimiques.

Les chercheurs se sont aussi intéressés à une autre méthode : celle de coder le message audio en modulant, cette fois, le kw du faisceau laser. Ils ont alors pu obtenir un son d’une puissance moindre, mais d’une plus grande fidélité. Il reste dorénavant à tester et mesurer l’efficacité de ces solutions en extérieur et à plus longue distance.

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